Du 2 avril au 1er mai 2021
esplanade de l’Espace Dagron, Auneau


Émilie Picard


La borne à Auneau-Bleury-Saint-Symphorien


JPEG - 2.1 Mo

Le rêve de Joachim, 2020 - Acrylique sur toile
Nous étions peintre, enfin…, 2020 - Acrylique sur toile
Le monde d’après, 2020 - Acrylique sur toile
Prendre John par les cornes, 2020 - Acrylique sur toile


Mes peintures abordent les notions de leurre, de faux-semblant, d’apparat et d’apparence. Elles sont composées comme des mises en scène de théâtre et renvoient à l’illusion du décor.

J’y représente des objets abandonnés, inusités, des maquettes illusoires faites de cartons, de brindilles, de déchets. Ils s’inscrivent dans un espace ambigu, aberrant et cloisonné, interrogeant les rapports entre espaces intérieurs et extérieurs.

Les toiles sont peintes sur un fond blanc, travaillé longuement en amont, qui apparaît en réserve. Il devient alors la source principale de lumière : non pas celle d’un éventuel éclairage, mais celle du tableau lui-même.

Je m’intéresse à la pérennité d’une image, dont la naissance comme l’usure sont suggérées par les béances de blanc dans mes peintures. La dégradation et l’effritement de la matière picturale sont évoqués à travers de nombreuses citations de fresques qui nous parviennent aujourd’hui tronquées, lacunaires, et activent l’imaginaire. Dans Le monde d’après, des tournesols desséchés s’affaissent devant la fresque des singes bleus d’Akrotiri, dans Le rêve de Joachim, la composition fait écho au chef d’œuvre de Giotto à la chapelle Scrovegni de Padou. L’image se délite sous nos yeux, les fissures qui parcourent mes toiles disent leur fragilité et renvoient à leur inéluctable disparition.

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